Cinq ans après la sortie du premier tome du manga, Mirai Nikki se voit enfin adapter en anime. Mirai Nikki est une oeuvre de Sakae Esuno réalisée par Naoto Hosoda (Shuffle!) et produite par le studio Asraed. Rien de bien folichon donc, mais voyons en détails ce que vaut cette adaptation.

Réalisateur : Naoto Hosoda Studio : Asraed Épisodes : 26
Mirai Nikki (littéralement journal du futur) est un « Survival Game ». Le dieu du temps, Deus Ex Machina, n’en a plus pour longtemps et compte bien trouver son successeur avant sa mort. Dans cette perspective, il organise un « jeu » dans lequel les 12 participants recevront un journal leur permettant de prédire l’avenir suivant leurs actions. Le but du jeu étant d’être le dernier survivant et donc de ne pas succomber à la Dead End.
Parmi ces 12 participants, nous suivrons le premier, First, les participants s’appelant par leur numéro bien que l’on ne sachent pas pourquoi tel numéro est attribué à tel participant. Enfin bref, First, plus connu sous le nom de Yukiteru Amano, est un lycéen tout ce qu’il y a de plus chiant banal. Il n’est pas très sociable et n’a aucun réel ami. Le seul être qu’il considère ainsi étant Deus (oui, oui le même dieu dont je vous parlais plus tôt) bien qu’il sache que ce n’est qu’un ami imaginaire. C’est ce dernier qui lui offrira son Mirai Nikki.

Un rassemblement digne de l'Akatsuki présidé par Deus
Cette situation n’est pas sans rappeler Death Note et Yagami Light qui ne croit nullement en ce livre mais qui finira par se l’accaparer. Il en est de même pour notre Yukiteru qui se rendra très vite compte que comme lui a dit Deus, son journal (qui est enfaite son téléphone portable) peut prédire l’avenir 10 minutes à l’avance ! Ce qu’il ne sait pas c’est qu’il n’est pas le seul à posséder un journal et que les autres participants veulent sa mort… Sauf un.
Gaisai Yuno, une élève de sa classe fait également parti du jeu et tentera tout pour sauver le « Yukkii » (c’est ainsi qu’elle l’appelle) dont elle est amoureuse. Malheureusement pour lui, Yuno n’est pas une fille comme les autres et son passé cache beaucoup de mystères. Sans parler de sa double personnalité qu’il découvrira bien assez tôt…
Mirai Nikki n’est pas une superproduction comme l’a été un certain Guilty Crown mais possède un scénario qui m’a tout de suite intrigué. Un survival game à la Battle Royale mixé à une ambiance glauque et à un peu de surnaturel a forcement attiré mon attention. Malheureusement (mais je m’en doutais un peu bizarrement), le scénario n’est pas sans faille, je dirais même qu’il m’a déçu. Les premiers épisodes annonce déjà bien l’intrigue mais laisse d’ores et déjà des questions en suspend. Pourquoi avoir choisi ces douze participants en particulier ? Pourquoi 12 et pas plus ? (peut-être dû aux douze heures présentent sur une horloge ?) Nous n’en saurons rien.

Les 12 participants au Survival Game
Si là n’est pas le plus gros problème, Mirai Nikki souffre également de personnages bien trop peu charismatiques. Hormis Yuno qui possède un caractère bien à elle (Dieu merci !) les autres, et particulièrement notre héros, Yuki, ne valent pas grand chose au point que l’on finisse par le détester. Seul Ninth remonte le niveau. Après il ne faut pas non plus se mentir, tous les participants, ou presque, ont un style bien à eux. Malheureusement, certains sont tellement peu exploités qu’une fois l’épisode qui leur est dédié terminé, il disparaissent. C’est fort dommage étant donné que certains auraient mérité 2-3 épisodes rien qu’à eux tellement ils sont originaux.
Les épisodes s’enchainent – et nous laissent parfois sur notre faim – et nous font découvrir de nouveaux participants que notre duo composé de Yuki et de Yuno doit vaincre afin de ne pas se faire tuer. La relation entre les deux personnage est d’ailleurs l’élément le plus mis en avance au cours de l’anime au détriment d’une meilleur évolution du jeu. On apprécie de plus en plus Yuno mais l’on déteste également de plus en plus notre anti-héros de Yukiteru.
C’est donc un scénario intéressant mais imparfait, la faute à un manque d’informations et d’un axe de développement centré sur le duo Yuno/Yuki qui n’est pas forcement le meilleur choix.

Pour ce qui est des graphismes et de l’animation, bien qu’elle se révèle assez inégale, l’ensemble reste de qualité sans être rocambolesque. En effet, les personnages sont assez simples, le style « dark » est bien foutu mais on note une perte de qualité dans les derniers épisodes. C’est particulièrement choquant à l’épisode 25 où notre protagoniste s’avère très loin du chara-design original. Malgré cela, l’épisode compense se défaut avec une superbe animation et un combat majestueusement bien mis en scène. Pour ce qui est de l’animation on a également droit à quelques courtes scènes en 3D, là encore rien de spécial mais c’est assez rare pour être précisé.
Coté soundtrack, je n’ai rien relevé d’extravagant non plus si ce n’est les très bons openings et endings ainsi qu’une ambiance parfois bien pesante. Pour en revenir à ce vingt-cinquième épisode, le combat est couplé à une version instrumentale de l’ending où chaque note de piano fait monter la pression. Splendide !
Mon avis :
Malgré ses défauts scénaristiques, l’anime reste cohérent et j’ai finalement bien accroché. Il faut savoir que j’en attendais beaucoup et de ce fait, la critique est bien plus aisée. L’anime se laisse regarder avec plaisir mais il ne faudra pas chercher une réponse à tout (si Guilty Crown vous a plu, ça devrait le faire ^^). Ceci étant, on peut néanmoins regretter que le chara-design ne soit pas plus travaillé, les traits sont simples et manquent de détails à mon gout. Seule Yuno se détachera vraiment du lot. Son caractère de psychopathe (digne d’un Kenpachi, c’est dire !) restera gravé et mérite à lui seul un visionnage de l’anime.
Bon anime mais peut mieux faire.

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