[Critique] Phantom : Requiem for the Phantom

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Ne sachant trop quoi regarder après l’excellent Baccano!, je me suis tourné vers un anime encore non licencié afin de découvrir de nouveaux horizons. C’est finalement Phantom : Requiem for the Phantom qui a attiré mon attention. Si le titre ne donne pas vraiment envie, le scénario s’avère lui bien plus intéressant. Cela ne m’a d’ailleurs pas surpris tant que ça vu l’auteur (Nitroplus). Plus d’explications ci-après.

Phantom anime

Derrière ce long titre se cache un seinen composé de 26 épisodes. L’anime Phantom: Requiem for the Phantom est tiré du visual novel de Nitroplus sorti en 2000 sous le nom Phantom of Inferno. Sachez également qu’une mini série de 3 OAVs sortie sous le nom Phantom: The Animation est parue avant la série dont je vais vous parler aujourd’hui. Pas d’inquiétudes néanmoins, nul besoin d’avoir regardé les OAVs pour comprendre la série.

Ci-dessous mon petit résumé habituel. Mais un conseil, ne vous contentez pas de celui-ci pour vous faire une idée. L’anime traite de nombreux sujets et est difficilement résumable en quelques lignes. Je résumé ici l’intrigue mise en avant au premier épisode. Article garanti sans spoil.

C’est l’histoire d’un mec jeune homme amnésique qui se réveille au beau milieu d’un entrepôt désaffecté en plein désert. C’est alors qu’il se fait attaquer sans raison par une jeune femme masquée nommée Phantom. Alors appelé Zwei par cette dernière, le jeune homme réussi à déjouer les actions de Phantom grâce à sa grande volonté de survivre. Malheureusement pour lui, Inferno, le groupe qui a engagé Phantom, lui apprend qu’il devra tuer s’il veut survivre…

À la lecture d’un tel résumé de nombreuses questions restent en suspend. Qui se cache derrière le masque de Phantom ? Pourquoi « Zwei » ? Qui est-il et quel est son passé ? Que recherche Inferno ?… De nombreuses questions qui, heureusement, trouveront toutes une réponse au cours des 26 épisodes.

Phantom : Requiem for the Phantom

Mon avis :

Phantom : Requiem for the Phantom nous plonge dans un univers mafieux très sombre. Le coté seinen se fait très rapidement sentir et interroge le spectateur sur une question fondamentale. Faut-il tuer pour sa propre survie ? Les personnages principaux sont ici confrontés à cette dure réalité et n’ont d’autres choix que d’obéir aux ordres qui leurs sont donnés. La psychologie de chaque personnage est poussée à l’extrême. D’un point de vue scénaristique, l’anime est passionnant. Comme je le disais plus haut, ça ne m’étonne qu’à moitié vu l’auteur. En effet, c’est celui-ci qui réalisera, en collaborant avec 5pb, l’excellent Steins;Gate quelques années plus tard. Pour autant, Phantom (permettez moi d’abréger le titre à rallonge) n’est pas exempte de défauts dans sa narration. Quelques clichés assez récurrents viennent s’introduire dans l’anime. On note la présence d’un mad scientist à la couleur de peau très pale ou encore le héros amnésique qui finira, vous vous en doutez, par se rappeler de pas mal de choses. Il faut savoir également que le scénario est divisé en 3 parties facilement distinguables. Je ne vous dirais pas pourquoi afin d’éviter tout spoil mais chacune des trois parties propose son lot de cliffhangers et de nouveautés. Chacune d’entre elle se terminant en apothéose. Malheureusement, le changement de partie est parfois trop brutal (je pense surtout à la fin de la première et au début de la seconde qui est limite WTF, ce qui entraine une perte de rythme dans 2-3 épisodes).

Ein Phantom

Si le changement de partie n’a pas de réel impact sur la qualité de l’animation et des traits (quoique), il n’en va pas de même pour la bande son. En effet, contrairement à la première partie, la seconde n’est plus vraiment en quête de suspense. De nouveaux personnages font leur apparition et le coté sombre de l’anime s’estompe progressivement. Ainsi, afin de coller au mieux à ce changement de situation, les musiques d’ambiance changent radicalement. Et si la qualité de l’ost de Phantom est indéniable, elle ne plaira pas à tous. Essentiellement composée de musiques d’ambiance et de fonds sonores, l’ost fait partie intégrante de l’intrigue de l’anime.

Pour ce qui est des dessins, l’anime reste relativement beau. Les personnages sont bien détaillés, les expressions sont parfaitement retranscrites et chacun à son style graphique et ses propres couleurs. Les plans larges sont quant à eux bien moins impressionnants et les décors passent plutôt inaperçu. Ce n’est pas ce que l’on retiendra de l’anime. Phantom reste néanmoins globalement très beau (je me suis remis à Naruto Shippuden juste après et croyez moi, ça n’a rien à voir). Enfin, l’animation est elle aussi à la hauteur et n’a pas à rougir face à la concurrence. Les gunfights sont fluides et c’est bien là le principal.

Zwei Phantom ReijiUn air de ressemblance avec Ichigo ?

Verdict :

Phantom : Requiem for the Phantom fut pour moi une bonne surprise. Le scénario est prenant (sans être révolutionnaire) et les personnages sont à la fois intéressants et bien exploités (un réel effort a été fait en ce qui concerne leur psychologie). On regrettera juste le changement de ton entre les trois partie entrainant une perte de rythme. Pour le reste c’est du tout bon, aussi bien en terme d’animation, de dessin ou d’ost. Rappelons tout de même qu’il s’agit là d’un seinen et que par conséquent certaines scènes sont assez crues, la mort étant au rendez-vous.

6 Comments on "[Critique] Phantom : Requiem for the Phantom"

  1. ZGMF Balmung 18 juillet 2012 à 19 h 52 min - Reply

    C’est une série dont je garde un bon souvenir. Tu as relevé quelques unes de ses qualités que ce soit pour son histoire surtout pour son ambiance, la psychologie des personnages mais aussi la bande son.
    Mais, je reste quand même sur une fin moyenne, le dernier arc – qui sans être mauvais – n’est pas à la hauteur des meilleurs moments de la série.
    SPOIL : Puis, cette fin… J’ai toujours du mal à comprendre son sens…

    >> Phantom reste néanmoins globalement très beau (je me suis remis à Naruto Shippuden juste après et croyez moi, ça n’a rien à voir). <<
    La comparaison n'a même pas lieu d'être. =P

    EDIT Ogaman : Je me suis permis de changer un mot de ton commentaire afin d’éviter tout spoil. Merci de penser à ceux n’ayant pas encore regardé l’anime à l’avenir.

    • Kalas 19 juillet 2012 à 2 h 15 min - Reply

      Sympa le petit spoil en counter en plein milieu du commentaire :mrgreen:

    • Ogaman 19 juillet 2012 à 10 h 46 min - Reply

      Commentaire édité, attention au spoil la prochaine fois.
      Concernant le dernier arc, il est vrai qu’il change assez radicalement lui aussi. J’ai moi même été perturbé au début mais ça ne m’a finalement pas dérangé plus que ça. Certains épisodes sont de ce fait lents à se mettre en place et la conclusion ne plaira pas à tous, c’est certain. Perso, j’en suis satisfait.

      Pour la comparaison, c’est clair que ce n’est même pas comparable. Je m’adressais surtout aux amateurs de nekketsu afin de leur donner une idée. Les autres sont certainement conscients des années lumières qui les séparent.

  2. Ileca 19 juillet 2012 à 13 h 40 min - Reply

    Celui qui a écrit Requiem n’est pas la même personne que celle qui a écrit le visual novel Steins;Gate. Nitro+ n’est pas un « auteur », c’est un développeur derrière lequel se cache pas mal de monde. De plus, le scénariste principal de Steins;Gate vient de 5pb, Nitro+ n’étant là qu’en renfort.

    • Ogaman 19 juillet 2012 à 14 h 11 min - Reply

      Il est vrai que je ne devrait pas parler Nitroplus en tant qu’auteur mais plutôt développeur. Mais étant donné que je traite ici de l’anime issue du jeu vidéo, je me vois mal parler de développeur (on ne développe pas un série^^). Par contre, je ne savais pas pour le scénario de Steins;Gate. Merci du complément.

  3. Ileca 19 juillet 2012 à 20 h 44 min - Reply

    Certe, à ce compte là, on parle de Bee Train. La composition de la série passe alors entre d’autres mains bien qu’UROBUCHI reste crédité sur trois épisodes.

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